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David Zanfrino, pour Cutting Galvanoforming

  • David Zanfrino, en pleine activité.
  • David Zanfrino, en pleine activité.
David Zanfrino est un véritable passionné de disques vinyls, dont il a choisi d'en faire sa profession. Il a créé une société à Septfontaine et nous parle de son métier hors-normes ... et de ses difficultés.

Qu'est-ce que le galvanoformage précisément ?

Il s'agit, pour simplifier, de la réalisation du moule support à la réalisation de vinyles. En quelque sorte, je fabrique le négatif du futur disque. Je reçois une plaque sur laquelle la musique est gravée. Par procédé chimique, j'y dépose une très fine couche de nickel, d'1/4 de millimètre. Ensuite, je décolle cette couche, qui devient alors le fameux moule. Il est ensuite renvoyé au client, qui se chargera de la production du disque.

Vous êtes nombreux sur ce secteur ?

Absolument pas ! Nous ne sommes que 2 en Europe, mon confrère se trouvant en Italie. Et dans le monde, il n'existe que 4 usines similaires ... dont la mienne. Et pourtant, avec le retour en force du disque vinyle depuis 2012, les demandes se font de plus en plus présentes.

Arrivez-vous à répondre à toutes les demandes ?

Non, malheureusement. Faute de bains galvaniques supplémentaires, je dois refuser près de 80% de commandes. C'est un véritable crève-cœur alors qu'il suffirait juste que je me nantisse de nouvelles machines et que j'embauche une personne supplémentaire.

Pourquoi ne le faites-vous pas ?

Par manque de moyens financiers. Je suis entré dans un cercle vicieux : avec un seul bain actuel, je ne peux pas répondre à tout le monde et mon activité se trouve bloquée. Je devrais avoir 4 voire 5 bains pour pourvoir tous mes clients mais cela coûte très cher. Les banques refusent de me prêter l'argent nécessaire pour en acheter ne serait-ce qu'un seul. Un banquier a même eu l'audace de m'affirmer qu'il préférait soutenir des travailleurs frontaliers plutôt que des entrepreneurs français. Moins de risques ! Je suis donc dans une impasse.

Il y a pourtant un fort potentiel ?

C'est le moins que l'on puisse dire ! Les commandes ne cessent d'affluer, je travaille jour et nuit, tous les jours et je me retrouve confronté à l'absurdité du système. Mes bilans sont positifs mais mon apport est insuffisant, d'après les banquiers. Sauf que si je ne peux pas augmenter la cadence, je ne pourrai pas non plus augmenter l'apport, ni mes fonds propres. J'ai fait une demande d'aide régionale , c'est ma dernière chance. Si elle est acceptée, les banques reverront mon cas. Sinon, … clap de fin !

Quelles solutions s'offrent à vous ?

Pour m'en sortir, je dois absolument acquérir un deuxième bain, qui coûte la modique somme de 30 000€. Je dis « modique » car elle est généralement très vite amortie par son rendement. Grâce à cette deuxième machine, je ne craindrai plus les pannes. J'en ai connu une en septembre dernier, qui a mis la production à l'arrêt total et qui a conduit à une perte sèche de plus de 30 000 euros. Une véritable catastrophe ! Avec un deuxième bain, même si une machine tombe en panne, la production continue. L'idéal serait, à terme, d'avoir 4 bains, et d'employer 2 personnes à l'atelier et une personne sur un poste administratif. Seul, je ne peux pas m'en sortir. Mais encore une fois, pour tout ça, il faut des moyens financiers …

Si vous souhaitez soutenir David Zanfrino et lui permettre de capitaliser suffisamment pour prétendre à un prêt salvateur, une cagnotte participative sera très prochainement mise en ligne sur le site 


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