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La légende des enfants morts

  • Si le paradis existe, les enfants y ont besoin de quiétude...
  • Si le paradis existe, les enfants y ont besoin de quiétude...
Une légende très connue en Franche-Comté dit qu’il ne faut point faire pleurer les enfants morts. Etrange me direz-vous. Voici la triste histoire qui explique pourquoi.

Un jour, une mère de famille se lamentait de la mort de sa fillette. Elle était constamment en pleurs, autant quand elle était seule qu’à la moindre de ses rencontres. Cette petite fille partie trop tôt, avant elle, ce n’était pas l’ordre naturel des choses… Terrassée par la douleur elle en voulait au monde entier et à Dieu en particulier. Au point d’ailleurs de douter de son existence. Un réflexe normal en pareil cas.

 

Alerté de l’état psychologique de cette femme et ses interrogations sur la religion, le curé va aussitôt lui rendre visite et l’interpeller : « même depuis le paradis, votre enfant est triste de vous voir dans cet état » lui expliqua-t-il. « Si vous promettez de cesser vos pleurs, je pourrai vous faire voir votre enfant là où elle se trouve aujourd’hui! » affirma l’homme d’église avec mystère et conviction.

 

Prête à tout, la mère va alors aussitôt promettre de se calmer. Et le prêtre lui donna donc comme convenu rendez-vous, à minuit, sous le porche de la chapelle du cimetière. Aux douze coups de minuit, la femme était là, recroquevillée dans l’ombre. Impatiente de revoir sa petite fille.

 

Soudain, elle va alors apercevoir une lueur au loin. Cette lueur devint de plus en plus vive. Et une douce musique l’accompagnait. Comme un chœur de voix d’enfants. Au milieu de ce halo de lumière apparut une grande dame blanche avec à ses côtés des dizaines d’enfants vêtus de blanc. Une vision aussi incroyable qu’émouvante.

 

Des fillettes déambulaient en rang comme lors d’une procession. La mère assistait fébrile à ce funeste défilé enfantin. Elle cherchait désespérément à reconnaître sa propre fille. « voyez-vous votre enfant ? » demanda le curé… « Hélas non » répondit-elle, dépitée.

 

Puis, à la fin de la procession, tous les deux aperçoivent une silhouette qui avance avec peine, accablée de tristesse. La mère poussa alors un cri en reconnaissant sa petite fille !

 

« Voyez vous-même » lui dit le prêtre. « vos pleurs excessifs brisent le bonheur de votre enfant, même au paradis ». Des mots volontairement durs de la part de l’homme d’église qui avaient ainsi choisi de donner non pas une leçon à la mère mais de lui faire comprendre qu’elle devait poursuivre sereinement sa vie terrestre pour que l’enfant ait elle aussi une autre existence apaisée dans l’au-delà…

 

Depuis ce jour, la mère cessa de se lamenter en public. Persuadée qu’elle arrêtait ainsi de rendre sa fille malheureuse !


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