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Le temps de la fenaison

  • Un travail pénible pour lequel toute la famille était mobilisée.
  • Un travail pénible pour lequel toute la famille était mobilisée.
Le travail de la terre a toujours été essentiel dans la région agricole qu’est la Franche-Comté. Sur cette terre d’élevage, le travail aux champs était difficile pour les paysans d’autrefois. Il fallait beaucoup de main d’œuvre et ne pas compter ses efforts quand commençait notamment la fenaison.

Au début du siècle dernier, la mécanisation ne s’est pas encore généralisée sur les nombreuses petites exploitations de la région, notamment celles dédiées à l’élevage. Alors au moment de « faire les foins », les paysans ne pouvaient compter que sur la force de leurs bras et l’aide de leurs animaux, bœufs ou chevaux, pour le transport. Un autre élément était toutefois indispensable déjà à l’époque, une météo clémente. Alors, quand arrivait le mois de juin, dans les fermes, on surveillait avec beaucoup d’attention le ciel en espérant pouvoir faucher, sécher et rentrer le foin en passant entre les gouttes.

Pas question à l’époque de prendre de l’avance sur le calendrier, les foins, c’était en juin et on s’y préparait avec attention. Fourches et voitures à échelles devaient être en état pour le ramassage final, mais avant tout, les faux se devaient d’assurer un travail efficace. On les battait donc avec un marteau, sur une enclume, puis on les aiguisait avec soin à l’aide d’une pierre que le paysan gardera à la ceinture tout au long de ces travaux.

 

Le matériel étant prêt, les hommes peuvent alors se rendre au champ, très tôt le matin, faux sur l’épaule, en équipe. A quatre ou cinq, ils entreprennent alors de faucher, l’un derrière l’autre, un peu décalés pour optimiser leur besogne effectuée par de grands gestes amples et maitrisés. Après quelques heures, les femmes viennent interrompre ce véritable cérémonial par le traditionnel casse-croûte du matin.

Puis, femmes et enfants viennent rejoindre les hommes pour étendre le foin fraichement coupé en étendant les andains, manipulation répétée dans l’après-midi avant que le tout soit finalement rassemblé en tas dans le champ. Là, à nouveau, les hommes reprennent les choses en main et, munis de fourches, ils vont charger le foin suffisamment sec sur les voitures à échelles. Perchée sur celle-ci, une femme a la responsabilité du chargement qui doit être maximal et surtout équilibré pour éviter tout incident sur le chemin menant à la ferme où l’on décharge dans la grange.

La période harassante de la fenaison se terminait traditionnellement par un grand banquet réunissant tous ceux qui avaient participé, voisins, amis et membres de la famille qui par leur travail auront permis au paysan de nourrir son bétail pendant le long hiver suivant…


En famille !

Femmes et enfants avaient un rôle primordial durant la période de fenaison. Après le fauchage, les plus jeunes devaient en effet s’activer pour retourner le foin et garantir un séchage rapide en le déployant puis le rassembler ensuite pour faciliter le chargement. Ces petites mains indispensables finissaient donc leur année scolaire un peu plus tôt que leurs camarades. Les femmes quant à elles, outre l’intendance, assuraient la bonne tenue du chargement, essentielle pour que le travail de toute une journée ne finisse pas à terre !


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