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Longue vie aux entreprises du Haut-Doubs !

  • Valdahon a connu un fort développement économique ces dernières années.
  • Valdahon a connu un fort développement économique ces dernières années.
C’est la reprise. Enfin les premiers signes encourageants sont là. L’occasion de faire le point en ce début d’année sur un élément important pour le dynamisme économique : la pérennité des entreprises.

Le démarrage d’une activité entrepreneuriale présente de nombreux challenges à surmonter. Un investissement de départ à apporter, un marché de clientèle à créer, des frais de gestion et des taxes qui s’alourdissent dès la seconde année d’existence et qui fragilisent les entreprises qui n’ont pas bien évalué leur projet ou qui ne bénéficient pas d’une conjoncture favorable… Beaucoup d’écueils donc, ce qui n’empêche pas une progression de la survie des entreprises après 5 ans d’existence: 53 % seulement passaient alors ce cap, elles sont désormais 60% dans la région.

 

Avantage à l’industrie

Cette amélioration s’explique pour partie par des éléments de contexte. Économiques d’abord, puisque les effets de la crise de 2008 s’estompent : les projets comptant parmi les plus fragiles sont moins pénalisés que ceux de la précédente cohorte. Législatifs ensuite, avec la création en 2009 du régime de l’auto-entrepreneur qui attire les projets les plus modestes et donc souvent les plus susceptibles d’échouer. Le commerce et les services aux entreprises, moins propices aux nouveaux entrants Le taux de pérennité reste inférieur dans le Doubs à la moyenne régionale, qui s’élève à 60 %. Dans le Doubs, les créations relèvent davantage du commerce, du transport et de l’hébergement-restauration que dans l’ensemble de la région. Les entreprises de services aux particuliers se développent dans un contexte de vieillissement de la population. Elles représentent 17 % des créations et leur survie au bout de cinq années d'existence est similaire dans le Doubs au niveau régional, 68 %. Les entreprises industrielles ont vocation à être plus pérennes : le capital investi au départ est en général plus important. 72 % de celles créées dans le département en 2010 sont encore actives contre 69 % dans la région. 

 

La question financière

La mise initiale engagée à la création est aussi un gage de réussite ; plus elle est forte, plus l’entreprise a de chances de dépasser cinq ans, ces moyens contribuant à l’équilibre du plan de financement

La moitié des entreprises se créent en Bourgogne-Franche-Comté avec un apport inférieur à 16 000 €. Cinq années après, 54 % d’entre elles sont encore en activité. À l’inverse, plus de 14 % des projets débutent avec un apport supérieur à 80 000 €, c’est mieux qu’au niveau national et ces entreprises-là sont les plus résistantes, avec près des trois quarts de pérennes.

Pour développer l’entrepreneuriat, des aides financières publiques ont été accordées à plus de la moitié des entreprises créées en Bourgogne-Franche-Comté, soit 57 % des créations contre 49 % au niveau national. Pour autant, leur taux de survie n’est pas globalement meilleur que celui des autres projets. En effet, les aides publiques sont majoritairement dispensées selon une logique de retour à l’emploi ; dans plus de 62 % des dossiers, le financement est accordé à une personne au chômage ou sans activité, l’entreprise servant de vecteur pour créer son propre travail.


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