Hebdo 25 Haut-Doubs


TRADITION: LA COMMUNION

  • Un moment important immortalisé par une photo traditionnelle.
  • Un moment important immortalisé par une photo traditionnelle.
Baptisé dès ses premiers jours de vie, l’enfant est dès lors entré dans la communauté villageoise, catholique en particulier, accompagné de ses parrain et marraine. Une étape primordiale sur ce chemin vers la foi qui se poursuivra par la première communion.

La première communion est alors d’une grande importance dans le parcours d’un enfant. C’est une fête pour la famille. Pour les communiants, c’est aussi le symbole qu’ils atteignent l’âge de raison, à savoir sept ans. Aucun rite particulier n’accompagne la messe en elle-même, si ce n’est une entrée en procession des enfants dans l’église avant d’aller se placer devant l’autel. Là, ils sont attendus par leurs parents et très souvent leurs parrain et marraine, ces deux personnages si importants qui les guideront tout au long de leur vie en général et de leur cheminement religieux en particulier. Ce jour-là, ils accompagnent leur filleul(e) de leurs prières avant le moment tant attendu de l’eucharistie.

 

Robes blanches et premiers costumes

Dans la préparation déjà, les communiants se livrent à la première confession de leurs pêchés face au prêtre, une étape qui suit deux années de catéchèse et de participation assidue aux messes dominicales. Mais ce jour de la première communion est surtout celui où ils reçoivent le corps et le sang du christ sous les formes du pain et du vin. Un symbole et aussi un passage dont l’enfant est pleinement conscient en ce jour de sacrement. Tandis que les filles sont vêtues de blanc de la tête aux pieds pour rappeler leur pureté et leur innocence, les garçons portent eux fièrement leur tout premier costume agrémenté d’une pochette aussi blanche que le gros nœud qu’ils portent comme brassard au bras gauche. Un effort vestimentaire qui fait d’un communiant un véritable petit homme. On retrouve d’ailleurs garçons et filles, fiers de leurs tenues, sur les clichés souvenirs où, à genou sur un prie-Dieu, ils ont en main livre de messe et chapelet.

Dès lors, cet âge de raison qu’ils ont atteint est aussi celui de leur entrée symbolique dans la vie en ce sens qu’ils cessent d’apparaître comme des jeunes enfants pour devenir une main d’œuvre potentielle dans les travaux agricoles notamment, en dehors du seul cadre familial. Ils sont donc employables et capables de gagner leur pain. Une étape de plus qui conduit ces jeunes gens d’abord vers leur profession de foi qui à l’âge de douze ans permettra le renouvellement de leur baptême. Avant d’entrer petit à petit dans l’âge adulte en servant, cette fois pour les garçons uniquement, la République. Ils seront alors conscrits de leur village. Avant de devenir soldats de leur pays.


Des cadeaux avant tout religieux

Une coutume dans les familles catholiques consiste à donner une image en souvenir de sa première communion aux membres de sa famille et à ses amis proches. Autrefois, on donnait plutôt des images pieuses, alors que de nos jours on choisit plutôt des scènes évangéliques. Il était aussi de coutume que les parrains et marraines offrent un cadeau religieux à leur filleul(e). Les premiers communiants recevaient en général un crucifix, une icône, une petite statue de la Sainte vierge ou encore un livre religieux, généralement un missel. Pour les filles, les parrains et marraine catholiques choisissaient souvent une médaille ou une petite croix à porter autour du cou. Rien à voir donc avec les communiants d’aujourd’hui…


Twitshot
Commentaires

Pas de commentaire



Les journaux partenaires

© -2018 Hebdo 25 Haut-Doubs • Tous droits réservés • Réalisation : Jordel Médias
Plan du siteMentions légales